L’orpaillage impacte fortement les eaux de surface par plusieurs mécanismes, notamment la turbidité accrue due au remuement des sédiments, la contamination au mercure employé dans l’extraction, et la dégradation des habitats aquatiques. Ce processus provoque également des modifications physico-chimiques de l’eau et une pollution aux métaux lourds qui s’accumulent dans la chaîne alimentaire. En parallèle, le dérèglement climatique accentue ces effets en réduisant la dilution des polluants et en amplifiant les perturbations hydrologiques.
La science a bien établi le lien scientifique entre le dérèglement climatique et les conséquences de l’orpaillage sur la qualité et la quantité des eaux de surface continentales. Ce blog post a pour objet de vous synthétiser notre compréhension de l’état de l’art scientifique en la matière.
Le changement climatique affecte la qualité et la quantité des eaux de surface par plusieurs mécanismes. L’augmentation des températures entraîne une évaporation plus forte, ce qui concentre les polluants dans l’eau et réduit la disponibilité en eau. Les modifications des régimes de précipitations provoquent des épisodes plus fréquents et intenses de sécheresse et d’inondations, perturbant à la fois la qualité et le débit des cours d’eau. Ces phénomènes favorisent également la prolifération d’algues nuisibles et l’augmentation des concentrations de contaminants chimiques ou microbiens dans l’eau.
L’orpaillage, en particulier artisanal et à petite échelle, affecte fortement la qualité de l’eau de surface à travers plusieurs sources de pollution : rejets toxiques (mercure, plomb, arsenic), forte turbidité due à la suspension de matières en suspension, acidification de l’eau, contamination par des métaux lourds et destruction des habitats aquatiques. Ces impacts sont exacerbés pendant la saison sèche par une moindre dilution des polluants, tandis que la saison des pluies peut déplacer les polluants vers des zones plus étendues.
Le dérèglement climatique aggrave les conséquences de l’orpaillage sur les eaux de surface par :
Ainsi, la combinaison de ces deux phénomènes conduit à une dégradation renforcée et synergique de la qualité et quantité des eaux de surface dans les zones affectées par l’orpaillage, sous l’influence conjointe du dérèglement climatique.
Les mécanismes liant l’orpaillage à la pollution des eaux de surface passent essentiellement par plusieurs processus physiques et chimiques.
Ces mécanismes combinés expliquent la dégradation significative de la qualité des eaux de surface dans les zones d’orpaillage, principalement par contamination au mercure, turbidité accrue et altération physique des milieux aquatiques.
Voici deux études de cas documentant les impacts quantitatifs de l’orpaillage sur le débit.
Ces cas montrent que l’orpaillage affecte quantitativement la qualité de l’eau en augmentant la charge en polluants chimiques et en matières en suspension, et impacte localement le débit des cours d’eau via des processus de déshydratation ou d’altération des régimes hydrologiques, notamment par la déforestation et le prélèvement d’eau sur certains sites.
