Comment les geodata deviennent-elles des outils opérationnels pour anticiper les crises hydrologiques ? C’était l’un des fils conducteurs de la 9e édition des GeoDataDays à Tours, où BWI a passé deux jours au Village spatial.
Les 16 et 17 septembre 2026, le Palais des Congrès de Tours a accueilli la 9e édition des GeoDataDays, l’événement national de la filière géonumérique organisé par l’Afigéo. BWI y était présent en tant qu’exposant, avec un stand au Village spatial, aux côtés des acteurs publics et privés du secteur.
Pendant deux jours, le salon a confirmé son rôle de rendez-vous national de la géonumérique au service des territoires, avec un focus très marqué sur le climat, l’environnement et la gestion de l’eau, et a montré comment les geodata deviennent des outils opérationnels pour anticiper les crises hydrologiques et renforcer la résilience locale.

Les conférences et ateliers ont mis en avant le rôle des données géographiques et spatiales pour comprendre les impacts du changement climatique et concevoir des trajectoires d’adaptation à l’échelle des territoires. Les échanges ont notamment porté sur les îlots de chaleur urbains, les risques climatiques, les trajectoires bas carbone et les indicateurs environnementaux mobilisables pour objectiver la résilience et la robustesse des politiques publiques.
Sur le volet eau, plusieurs interventions ont montré comment la télédétection, l’imagerie satellitaire et les SIG permettent de suivre les sécheresses, les crues et la pression sur la ressource, en particulier via des applications dédiées à l’hydrologie et aux risques. Des experts comme le Cerema ont participé à des sessions sur la gestion de l’eau, illustrant la manière dont les geodata nourrissent les décisions des collectivités pour adapter les usages, les réseaux et les aménagements.
FloodCARE illustre bien cette dynamique : la solution propose un suivi rapide des inondations en combinant observations satellitaires, données in situ et modélisation hydrologique, afin de produire des cartes de crue actionnables pour la gestion de crise et l’appui aux services d’urgence.
Le Village spatial et des partenaires comme le CNES et Airbus ont mis l’accent sur l’accès à des données d’observation de la Terre à très haute résolution, ainsi que sur les nouvelles applications autour des constellations et des jumeaux numériques. L’appel à projets autour des données Pléiades Neo et les ateliers du Space Climate Observatory ont montré comment ces jeux de données peuvent être mobilisés pour le climat et l’hydrologie.
Le salon a pleinement joué son rôle de carrefour entre collectivités, entreprises d’ingénierie, éditeurs de solutions geodata, acteurs du spatial et monde académique. Aux côtés des applications strictement environnementales, des solutions ont illustré la façon dont les données cartographiques et territoriales peuvent aider les citoyens à choisir où s’installer en France, en croisant climat, pollution, risques, emploi et logement, pour passer d’une géomatique technique à un véritable outil de stratégie résidentielle et d’attractivité territoriale.
La forte présence d’étudiants en géomatique et géotechnique a illustré le dynamisme de la filière, et la nécessité de se rencontrer en présentiel pour bâtir des collaborations à long terme, au-delà des seules plateformes numériques.
Pour BWI, cette participation s’inscrit dans une logique claire : contribuer à la mise en valeur des geodata au service de l’hydrologie, de la gestion intégrée des ressources en eau et de la résilience climatique, en dialogue avec un écosystème national en pleine structuration.
